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dimanche, mars 27, 2005

Les quatre degrés de libertés en informatiques pour optimiser le temps

On compare souvent les informaticiens à des espèces de chiens de Pavlov, qui ne peuvent répondre que par des réponses simples :

  • oui, cela est possible ;

  • non, ça ne sera jamais possible.

Cela est en partie dû au comportements de certains informaticiens. D'ailleurs, le mot « informaticien » lui-même a pour ainsi dire perdu de sa superbe, pour devenir un espèce de mot fourre-tout, voire même péjoratif.
On parle donc plus volontiers désormais de « chef de projet informatique », de « cadre informatique », de « développeur ». Bien que ces glissements sémantiques soient avérés et ne sont pas tous imputable à la dévalorisation du mot « informaticien », je continuerai à l'utiliser dans la suite au masculin bien que, heureusement, cette profession se féminise doucement mais sûrement.

Ainsi dans certains cas, la réponse d'un informaticien gagnerait à être plus nuancés. En effet, un informaticien a désormais qu'il le veuille ou non la possibilité d'agir sur des paramètres qui jusqu'alors sortait superbement de son spectre d'actions.

Le programme

Les programmeurs le savent : l'action la plus simple, pour eux, est l'une de celle qu'il a presque toujours eut et qui particularise son métier. C'est à dire la possibilité de créer, modifier, supprimer ou ajouter des programmes informatiques.
C'est souvent à partir de cette seule considération que l'informaticien réponds par les réponses sus-mentionnées : cela revient à oublier les autres degrés de libertés à disposition de l'informaticien.

Les données

En informatique de gestion, la création, modification ou suppression de données est une part essentielle du métier. Cependant, l'erreur basique qui consiste à penser que les données sont inaltérables ou que la moindre modification serait trop risquée, transforme, à terme, un informaticien en un « bidouilleur », dont les programmes sont amenés à traiter une somme incommensurable de cas particuliers au sein de ses programmes.

Les cas classiques et qui néanmoins continuent de faire passer de longues nuits blanches sont, par exemple, le traitement des dates et des caractères non ASCII.
Ainsi l'informaticien doit garder à l'esprit qu'il peut sous certaines conditions agir sur les données et que dans bien des cas, cela simplifie drastiquement la maintenance des programmes, qui deviennent du même coup une simple partie de son action.

Le système

On reste encore dans un domaine techniquo-informatique, qui s'est pour le moins particulièrement complexifié et fait désormais appel à des compétences très spécifiques. Cependant, dans le cadre d'un projet informatique, la topologie du système en est souvent la pierre d'achoppement et la négliger la pire des erreurs.
Un classique, qui hante depuis plus de dix années le déploiement de site ou d'applications Web, est la diversité des navigateurs Web et des connexions (proxy, RTC, ADSL, etc.).

Les utilisateurs

Voilà enfin, l'élément clef de tout projet informatique ou autre. Élément beaucoup plus difficile à maîtriser que les trois précédents, il n'en reste pas moins le plus important et de loin. Sauf exception, un informaticien n'a pas les mêmes desiderata qu'un utilisateur lambda.
Cependant, il ne faut pas non plus trop présumé de l'ignorance informatique des utilisateurs. Bien souvent, la clef est de bien se rappeler, et leur rappeler à l'occasion, comment cela se passait avant et de mesurer attentivement avec eux les gains apportés.

Le temps, axe de perpétuelle évolution

Dans de nombreux cas, il faut viser à ne pas tenter de tout automatiser, mais seulement les tâches les plus consommatrices de temps.
Bien souvent, l'informatique n'est pas là pour diminuer la durée d'une action pour un utilisateur, mais simplement de la sécuriser, la fiabiliser.
Ainsi permettre d'anticiper tout ou partie d'une action permet souvent de la fiabiliser car l'utilisateur travail moins dans l'urgence pour une partie de cette action.

C'est un problème récurrent des sociétés actuelles, dû pour partie à l'automatisation : les utilisateurs doivent concentrer leur action sur un laps de temps plus restreint au risque de se retrouver dans une situation d'attente intermédiaire, car la cadence de ces actions n'est pas forcément améliorable.
On arrive souvent au paradoxe que l'automatisation n'a pas réussi à simplifier une tâche car cette dernière ne l'est pas, mais a simplement compressé son temps d'exécution.

Le défi de l'informatique d'aujourd'hui et de demain est désormais d'arriver à répartir avec plus d'homogénéité dans le temps, des tâches, que l'automatisation à outrance à réussi à concentrer sur des périodes de plus en plus courtes et espacées.

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